Le Palais du Peuple en chiffres
Ses dimensions: 270m x 240m x 86m
Sa surface: 45 000 m2 au sol et 400 000 m2 habitables réparties sur 13 niveaux dont 4 en sous-sol
Son volume: égal à celui de la pyramide de Kheops soit 2,5 millions de m3
Sa construction a nécessité:
- 40% du PIB roumain engloutis chaque année de 1984 à 1989
- 20 000 ouvriers et 700 architectes mobilisés
- 520 hectares rasés soit le cinquième de la surface de Bucarest à l’époque et 40 000 personnes déplacées
- 1 million de m3 de marbre
Aujourd’hui,
- 5000 personnes y travaillent en permanence dont la moitié sont dédiées à l’entretien
- La facture annuelle d’électricité s’élève à 4 millions d’euros
- Le parcours de la visite s’étend sur 1 Km soit un aperçu de seulement 7% du palais


Varna, la “perle de la Mer Noire”
Après une étape à Bucarest en revenant des Carpates, nous avons mis le cap sur la côte bulgare pour deux jours de farniente. Ainsi, nous avons choisi de nous poser à Varna, troisième ville et premier port de Bulgarie. Ancienne résidence d’été des rois bulgares, puis des apparatchiks sous l’ère communiste, elle est maintenant la capitale de la riviera bulgare. Nos activités se sont principalement résumées à se reposer sur la plage, à se baigner et à siroter des bières aux bars…..de la plage. De plus, nous avons profité de la gastronomie locale et en particulier des spécialités à base de yaourt et du kavarma. Sorte de ragoût avec des légumes et des oignons, le kavarma peut être à base de porc, de poulet ou voir même de poisson. Enfin, nous avons aussi déambulé dans les rues piétonnes du centre pour constater que Varna est une ville fort agréable. L’une de ses particularités est d’avoir un parc, le jardin maritime, séparant le centre de la plage. En clair, Varna est une station balnéaire idéale pour la plage et faire la fête. Qui plus est, les filles y sont vraiment très jolies. Certains d’entre nous ont même eu la chance de cotoyer la mafia locale à l’Xtravaganzza, l’un des clubs de la plage.


Escapade en Transylvanie
La visite des bretons est l’occasion de faire une petite virée en Transylvanie, réputée pour être la plus belle région de Roumanie. Afin de nous rendre à Sibiu, notre première étape, nous empruntons la Transfagaraşan à bord de notre van Volkswagen. Cette route, la plus haute de Roumanie, traverse les monts Fagaraş dans les Carpates, d’où son nom, et n’est ouverte que quelques mois dans l’année. Les paysages y sont superbes et, cerise sur le gâteau, nous avons la chance de croiser deux ours (la mère et son petit) peu farouches parmi les 400 vivant en Transylvanie. Le soir, nous nous baladons dans les rues piétonnes de Sibiu, sans doute la plus belle ville de Roumanie. Capitale européenne de la culture en 2007, son centre historique a été entièrement rénové. Le lendemain, nous admirons une dernière fois la ville, en prenant de la hauteur, depuis le clocher de l’église. Nous partons ensuite vers l’est découvrir quelques citadelles saxonnes. Des allemands, à la demande des rois de Hongrie, sont venus peuplés la région au XIIème siècle afin de freiner la progression des Turcs. Pour se protéger, ils ont donc construit dans de nombreux villages, une forteresse autour de l’église. C’est d’ailleurs à Vişcri, un village saxon typique où l’on a l’impression que le temps s’est arrêté, que nous avons notre pension pour la nuit. L’accueil y est chaleureux et après un repas traditionnel arrosé de țuika, nous prolongeons la soirée jusque tard dans la nuit. Le lever est difficile et nous atteignons Braşov seulement en début d’après-midi. Nichée au pied de la montagne, elle présente moins d’intérêt que Sibiu. Toutefois, son cœur médiéval vaut le détour. Ensuite, le château de Bran, faisant partie de la légende de Dracula, est au programme. Mais la foule à l’entrée nous dissuade de le visiter. De plus, les abords du château ressemblent à une kermesse sur le thème du vampire le plus célèbre du monde. Nous préférons donc nous rendre directement à Sirnea, village perdu dans les montagnes, où nous faisons étape. Dans un cadre idyllique, une marche puis une nuit beaucoup moins agitée que celle de la veille clôt notre tour en Transylvanie.


Limba Română
Le roumain est une langue latine. On retrouve donc des similitudes avec le français ou l’espagnol, ce qui favorise son aprentissage. Voici quelques locutions qui peuvent se révéler pratiques pour ceux qui me rendront visite. Toutefois, il faut apporter quelques précisions pour la prononciation. En effet, il existe cinq lettres de plus qu’en français: “ă” (proche de notre “e”), “â” et “î” (prononcé “u”), “ț” (équivalent à “ts”) et “ş” (équivalent à “ch”). De plus, certaines associations de lettres ont un son différent de notre référence française, par exemple “ch” qui se prononce comme le “k”. A noter que le “i” en fin de mots précédé d’une consonne est presque muet.
Formules de politesse Quelques expressions utiles
Bonjour (le matin) Bună dimineața A la vôtre! Noroc!
Bonjour (l’après-midi) Bună ziua Une bière o bere
Bonsoir Bună seara Eau plate Apă plată
Au revoir La revedere Eau gazeuse Apă minerală
Merci Mulțumesc (ou Mersi) Bon appetit! Poftă bună
S’il vous plait Vă rog L’addition Nota
Comment allez-vous? Ce mai faceți? Combien ça coûte? Care este preciul?
Excusez-moi Scuzați Avez-vous du feu? Aveți un foc?
Je suis désolé Îmi pare rău Où sont les toilettes? Unde este toaleta?
Pour les dragueurs
Je m’appelle…et vous? Mă numesc…dar dumneavoastră?
Enchanté Încântat
Voulez-vous boire quelque chose? Vreți să beți ceva?
Vous êtes très belle/charmante Sunteți foarte frumoasă/drăguță
Tu as de beaux yeux Ai ochi frumoşi
Tu me plais beaucoup Îmi placi foarte mult
Je t’aime Te iubesc
Un peu de géopolitique
Afin de mieux comprendre les enjeux politiques et économiques de la région dans laquelle se trouve la Roumanie, je mets en partage quelques documentaires. Les Dessous des Cartes, diffusés sur Arte, sont plutôt bien faits et donnent un bon aperçu de la situation dans la région.
La Roumanie – 1ère partie (2006)
La Roumanie – 2ème partie (2006)
B’ESTFEST 2009
Ce festival pop-rock a lieu tous les ans à Bucarest et se déroule sur cinq jours, du mercredi au dimanche. Voyant la programmation, j’optai pour le pass trois jours. Ainsi, Moby lança mon B’estFest le jeudi soir avec un show d’une heure et demie où il passa en revue toutes ces compositions phares, sorte de “Best of” en live. Le vendredi, j’ai commencé par me désaltérer avec quelques bières, après une dure journée de travail en écoutant la chanteuse Gabriella Cilmi. Pour mon plus grand bonheur, elle termina par les reprises d’un standard brûlant du Zeppelin, “Whole Lotta Love” et de “Bobby McGee” de Janis Joplin. Devant prendre la suite, les Klaxons ont annulé au dernier moment. Seul point noir du festival, la déception des Klaxons fut oubliée dès les premières notes des quatre écossais dégingandés de Franz Ferdinand. Alternant nouveautés du dernier album et classiques des deux opus précédents comme “Take me Out” ou “Dark of the Matinee”, leur show bien rythmé prouve qu’ils ont progressé sur scène depuis la dernière fois que je les ai vus en 2005. Le public ne s’y trompa pas, fredonnant les refrains et acclamant chaque pitrerie du chanteur Alex Kapranos. De bon augure pour les concerts du samedi…
En ce samedi après-midi orageux, place aux Ting Tings. Le duo anglais de pop/rock rafraichit l’atmosphère avec leurs tubes entrainant et leur décontraction sur scène. La dynamique Katie White assure la guitare et le chant (voire un peu de percussion), soutenue par la batterie de Jules De Martino. Après une heure de concert à une allure effrénée, il nous faut souffler (et nous réhydrater!) avant d’accueillir Carlos Santana et ses musiciens. Durant son show de près de deux heures, il nous démontre qu’il reste un guitariste hors-pair entouré de musiciens de haute volée. Auteur d’un “Black Magic Woman” et d’un “Oye Como Va” comme à sa grande époque, il enthousiasme le public mais c’est avec le mythique morceau “Soul Sacrifice” qu’il enflamme définitivement ce dernier, tout comme il y a quarante ans lors du festival de Woodstock. D’ailleurs, un diaporama est projeté sur l’écran géant derrière la scène, retraçant son immense carrière. En se retournant dans le public, force est de constater que la moyenne d’âge du public a nettement augmenté (Tout comme le nombre de chapeaux!). Je me sens presque “jeunot” contrairement aux concerts précédents. Au final, Santana a cloturé en beauté ses trois jours de musique dans ce festival fort sympathique, bien organisé et, ce n’est pas le moins important, où la bière n’est pas chère.
Le Football Roumain
L’équipe nationale
Elle est constituée pour moitié de joueurs évoluant dans les grands championnats étrangers notamment Mutu et Chivu en Italie, les deux stars de l’équipe, l’autre moitié évoluant dans le championnat national et bulgare. Actuellement, elle connait beaucoup de difficultés dans son parcours des éliminatoires pour la prochaine Coupe du Monde. Evoluant dans le groupe de la France, les Tricolorii sont en effet quasiment éliminés à cause de défaites contre la Lituanie et l’Autriche, entre autre. Parmi toutes ses phases finales à une grande compétition (7 en Coupe du Monde et 7 en championnat d’Europe des Nations), elle n’a brillé qu’une seule fois. C’était en 1994 au mondial américain. Emmenée par le plus grand joueur roumain de tous les temps, Gheorghe Hagi, elle s’était hissée en quart de finale, éliminée de justesse par la Suède au tirs aux buts mais en ayant crée l’exploit au tour précédent de battre l’Argentine.
Le championnat
Alors que le titre était promis au Dinamo Bucarest, c’est finalement l’Unirea Urziceni qui a remporté le championnat 2008/2009 à la surprise générale pour la première fois de son histoire. En outre, cela lui offre une qualification directe pour la prochaine édition de la Ligue des Champions. En revanche, l’équipe entrainée par Dan Petrescu, ancienne gloire des années 90, devra jouer ses matchs européens à Bucarest car le stade champêtre de cette ville de 17 000 habitants n’est pas homologué (seulement 7 000 places). Ainsi, j’aurai l’occasion d’assister à au moins trois matches de la plus prestigieuse des coupes européennes dans le stade Ghencea où joue le Steaua Bucarest. Ce dernier n’a pu accroché qu’une médiocre sixième place, synonyme de 2ème tour préliminaire de l’Europa League. Tout comme, le Steaua, le CFR Cluj n’aura pas la joie de regouter à la ligue des champions mais peut tout de même se consoler avec sa victoire en Coupe de Roumanie.

Seule équipe roumaine à avoir remporté la Coupe d’Europe des Clubs Champions (l’ancienne Ligue des Champions) en 1986 (avec aussi une finale en 1989), le Steaua est sans nul doute le plus grand club roumain d’un point de vue du palmarès. Toutefois, une zone d’ombre demeure autour de certains titres glanés dans les années 80 puisqu’à cette époque le dirigeant du club était nul autre que le frère du dicateur Ceauşescu. Vient ensuite son éternel rival, le Dinamo. Le club des Câinii Roşii (les chiens rouges) reste malgré tout moins renommé à l’échelle européenne.
Depuis la chute du communisme, le championnat a vu ses meilleurs joueurs s’exiler dans les grands championnats. Ceci s’est amplifié avec l’arrêt Bosman quelques années plus tard. Du coup, le niveau global a considérablement baissé et seules les équipes du haut du classement proposent un jeu agréable à regarder, comme le derby de Bucarest entre le Steaua et le Rapid auquel j’ai assisté avec Manuel, un collègue d’Alcatel supporter du Steaua.
Reste maintenant pour moi à choisir mon camp parmi les trois clubs de la capitale, même si mon coeur balance pour le Dinamo, le club de mon quartier.
Budapest, la “perle du Danube”
Avec la Pentecôte orthodoxe, un weekend de trois jours se profilait à l’horizon. Olivier et moi avons décidé de prendre un train de nuit pour le passer à Budapest. Partis le vendredi soir, nous nous sommes réveillés (en pleine forme malgré les réveils successifs par les douaniers roumains et hongrois) quatorze heures plus tard dans la capitale hongroise au petit matin. Dès les premiers instants, nous tombons sous le charme de cette cité située sur les rives du Danube. La journée du samedi est consacrée à la découverte des innombrables monuments, à s’imprégner de l’atmosphère plaisante de la ville et à gouter aux douceurs culinaires hongroises (un goulash de bœuf au paprika des plus fameuses entre autre). Concernant la bière locale, la Dreher, attention à ne pas comettre d’impairs lors de sa dégustation. Il ne faut surtout pas trinquer sous peine de regards noirs de certains patriotes locaux car c’est de cette façon que les autrichiens avaient fêté leur victoire sur les hongrois quelques 150 ans plus tôt.
Le dimanche commence par une petite virée relaxante dans les bains turcs. En plus de l’héritage ottoman, Budapest est réputée pour ses nombreuses sources aux bienfaits curatifs pour les rhumatismes et l’arthrite. Voilà pourquoi les bains occupent une place importante dans la vie des budapestois. Dans la partie non mixte, on trouve une salle avec deux bains: l’un à 36°C, l’autre à 38°C. Il est frappant comment notre corps perçoit clairement cette différence. Après quelques minutes dans le hammam, il est agréable de se plonger dans un bain à 14°C. Les hongrois n’hésitent pas à s’y baigner dans leur plus simple appareil. On en sort vraiment tonifiés et un brunch dans l’hotel jouxtant les bains finit de nous requinquer. L’après-midi, nous visitons le musée juif et la synagogue, la plus grande d’Europe et la deuxième dans le monde après celle de New-York. La journée se termine à l’Opéra, dans un cadre magnifique, avec un ballet de Roméo & Juliette. C’est la première fois que j’assistais à un tel spectacle et j’ai vraiment été séduit.
Le lundi, nous nous rendons rapidement compte que la plupart des musées sont fermés. Nous en avons donc profité pour retourner aux bains, (différents de ceux évoqués précédemment) étant donné l’agréable moment passé la veille et de se balader une dernières fois dans les rues de Budapest. Il est temps de regagner Bucarest à contre-coeur, il faut bien l’avouer, tant cette ville est vraiment plaisante.
Semaine Bavaroise

Travaillant depuis novembre en Allemagne, Guillaume nous (moi, Denis et Aurel) a accueillis cette semaine afin de visiter la Bavière et goûter les bières locales. La semaine fut particulièrement arrosée mais il fallait bien fêter nos retrouvailles ainsi que les 24 ans d’Aurel.
Mon coup de cœur revient à la ville de Nuremberg. Etant donné qu’Hitler en avait la place forte du nazisme, elle fut en grande partie détruite durant la fin de la seconde guerre mondiale. Le musée consacré à cette période noire de l’histoire allemande explique de manière objective l’accession au pouvoir du parti nazi. Admirablement reconstruite, cette cité d’environ 500 000 âmes garde un charme indéniable et il y fait bon vivre, entre espaces verts, cours d’eau et transports publics (tramway et métro).
Les deux jours passés à Munich furent aussi fort agréables. Affublés d’un litron de bière et d’un bretzel, nous nous sommes fondus dans la masse dans l’Englischer Garten, grand parc où les munichois se retrouvent pour se détendre et se désaltérer. Entres deux tournées de bière, nous avons déambulé dans les rues de la ville mais aussi découvert ses lieux culturels. Tout d’abord, l’ancienne Pinacothèque. Elle recèle une collection de tableaux du XVIème jusqu’au XVIIIème siècle principalement de peintres hollandais (Rembrandt), allemands (Dürer) et italiens (Boticelli). Ensuite, le Deutsches Museum qui est un musée des sciences mais beaucoup moins passionnant que notre cité des sciences à la Villette.
Enfin, notre séjour s’est conclu par quelques heures dans Francfort avant de reprendre l’avion. Une fois passés devant le siège de la banque centrale européenne et la maison de Goethe, on constate que Francfort représente la ville allemande par excellence: propre, organisée et calme. De plus, son quartier d’affaires ajoute une touche de modernité et en fait une place financière importante en Europe et dans le monde. Le contraste est saisissant avec Bucarest où, à peine sorti de l’aéroport, un chauffeur de taxi me propose ses services moyennant un prix exorbitant. Refusant poliment, je monte dans un taxi un peu plus loin qui me ramène chez moi pour quatre fois moins cher. La conduite de ce dernier me confirme que je suis bien de retour en Roumanie.


Voyage au bout de l’Europe
Dans le cadre du travail, il m’a été donné l’occasion d’effectuer un déplacement à Chişinău, la capitale de la Moldavie. Ce petit pays de 4 millions d’habitants coincé entre la Roumanie et l’Ukraine est le plus pauvre d’Europe. Récemment, des émeutes ont éclaté suite à la nouvelle victoire des communistes du Président Vladimir Voronine lors des dernières élections législatives. Accusée d’avoir incité la population moldave à se soulever, la Roumanie n’est pas en odeur de sainteté. En effet, les citoyens roumains doivent effectuer de longues démarches (demande de visa, justifier leur déplacement en Moldavie…) d’où le choix de m’y envoyer (avec un manager allemand de notre partenaire EADS) afin de déposer une offre pour un projet à la commission européenne à Chişinău. Le vol du dimanche ayant été annulé (sans doute par manque de passagers), le trajet s’est effectué en voiture et sans trop de soucis hormis un contre-temps à la frontière dû à un papier non conforme.
Le lendemain, une fois l’offre remise et après avoir participé à la réunion avec le client et les concurrents, nous en avons profité pour découvrir la ville. Et ma foi, cette balade dans Chişinău fut fort agréable. Il s’agit d’une ville assez paisible avec des espaces verts (une des plus grosses proportions parmi les villes européennes). Les constructions dans le centre ne sont pas très hautes et peu de blocs communistes comme à Bucarest viennent gâcher la vue. Seul le parlement garde les stigmates de cette mini-révolution (fenêtres brisées, trainées noires dues aux incendies…). Enfin, nous avons aussi pu apprécier l’art de la table moldave en dégustant un excellent repas avec un vin local non moins excellent, venant confirmer la bonne réputation des vins moldaves. 

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