Les Valses de Vienne
Après y avoir fait étape aux alentours de Noël, me voici de retour à Vienne. Seulement une heure de train m’a suffit pour rejoindre la capitale Autrichienne depuis Bratislava et pourtant le changement est palpable en termes d’organisation, d’architecture ou encore de gastronomie. On vient de quitter les pays de l’Est pour se retrouver en Europe Occidentale. Toutefois, je constate que les histoires des deux villes sont liées en particulier lors de la visite du Palais de Schonbrünn, ancienne résidence des Habsbourgs (on pourrait le considérer comme le château de Versailles de Vienne). Son intérieur somptueux de style Rococo a été remarquablement préservé. Cela fut facilité par le fait qu’il fut habité jusqu’à la fin de la monarchie Autrichienne en 1918. La plus célèbre résidente du château fut sans nul doute l’impératrice Elisabeth plus connue sous le nom de Sissi et considérée comme la plus belle femme de son temps. Elle connut une fin tragique en étant assassinée par un révolutionnaire italien à Genève en 1898. A noter que Napoléon y séjourna entre 1805 et 1809 suite à sa victoire sur les Autrichiens (cf article précédent). Dans un tout autre style, la maison Hundertwasser, nom de son architecte, est l’une des principales curiosités Viennoises. Il s’agit d’un immeuble possédant une façade multicolore avec des fenêtres de toutes les dimensions et chaque appartement est délimité avec une couleur précise ainsi qu’une ligne de céramique. Sur le toit se trouve un grand jardin accessible à tous les résidents. Friedenreich Hundertwasser avait pour but de concilier ville et nature et de montrer que ce qui est pratique peut être beau.
Enfin, je poursuis mon marathon de la bière (les Autrichiens se classent quatrième consommateur au monde) en dégustant un bon schnitzel, escalope de poulet pané, spécialité viennoise.
Bratislava, the “Little Big City”*
Première étape sur le chemin du retour en France: Bratislava, la capitale à taille humaine (450 000 habitants) de la Slovaquie. Située au cœur de l’Europe sur les rives du Danube, à quelques encablures de Vienne, de la Hongrie et de la République Tchèque, elle jouit d’une position des plus favorables. Moins connue que Prague, sa consœur tchèque, elle possède malgré tout un charme indéniable notamment avec son centre historique presque exclusivement piétonnier composé de rues et de ruelles formant un mini-labyrinthe. Lors d’une balade dans celui-ci, les tentations y sont grandes de faire régulièrement une halte (surtout avec la neige tombant à gros flocons) à un des nombreux pubs afin de siroter une bière locale à des prix des plus abordables: comptez un euro pour une pinte! Il faut dire que le Slovaque consommait en moyenne plus de 88 litres de bière par an en 2007 se classant ainsi à une très honorable 10ème place dans le palmarès mondial (avec ses 35 litres, le Fançais ne boxe clairement pas dans la même catégorie). Du coup, la bière coule flots, ce qui n’est pas pour me déplaire. Mais pendant ces deux jours, je n’ai pas seulement écumé les bars de Bratislava, j’ai aussi visité le château surplombant le Danube, l’un des symboles de la ville, qui fut un temps le siège de la monarchie Hongroise. Mais aussi, la cathédrale St-Martin où ont été couronnés de nombreux rois et reines de la dynastie des Habsbourgs et enfin le palais primatial, célèbre pour avoir été le lieu de la signature du traité de Presbourg (ancien nom de Bratislava) en 1805 suite aux batailles d’Ulm et d’Austerlitz remportées par les Français, menés par Napoléon, sur les Autrichiens.
Au final, cette petite escapade m’a donné envie de revenir ici aux beaux jours pour faire la fête, histoire de tester les clubs au bord du Danube et de voir les petites Slovaques un peu moins vêtues. Demain direction Vienne!
*Slogan de la campagne de publicité faite par la ville de Bratislava
La revedere Romania!
Après deux merveilleuses années passées en Roumanie, voici venu le temps de rentrer au bercail. Partagé entre la tristesse de quitter ce beau pays et la joie de retrouver la France, je vis donc mes dernières moment à l’heure roumaine. Beaucoup de souvenirs me reviennent concernant les soirées passées que ce soit à Bucarest ou à Timișoara ainsi que mes différents voyages au cœur de la Roumanie et dans les pays limitrophes. Durant mon séjour, j’ai aussi eu l’occasion de rencontrer plein de gens sympathiques avec lesquels j’espère garder contact le plus longtemps possible. D’un point de vue logistique, j’aurai toutefois perdu la bagatelle de quatre cartes de crédit, trois téléphones portables, un appareil photo et ma carte d’identité! Sur le chemin du retour, j’en profite pour faire étape à Bratislava, à Vienne puis enfin à Prague. J’espère continuer à poster des articles sur la Roumanie. Enfin, je remercie tous ceux qui auront suivi mes aventures sur ce blog même si je n’ai pas été d’une grande assiduité, je l’avoue.
